Imprenable

Une série de « dessins »numériques,sur le thème de la chair…le premier.

14243_imprenableLe premier d’une série….;Pas vraiment parce que le thème de l’étreinte me taraude depuis très longtemps, les années de fac on peut dire donc à peu près …..30 ans! Sauf qu’ici je prends l’étreinte sous un autre angle psychologique ,avec une autre approche, ce n’est plus l’étreinte « entrain de se faire » si je puis dire,  mais l’étreinte qui ne se fera pas parce que l’un des protagonistes n’est pas ouvert à la proposition charnelle, préoccupé par quelque chose sur le sol (on ne saura pas quoi ,la tète qui n’a pas d’importance est hors-champ). Malgré tout celui ci offre pleinement à voir son postérieur… C’est aussi l’éternelle histoire de ceux que je nomme les hystériques mais pas dans le sens psychanalytique non c’est juste une forme d’amour démesuré de soi qui fait qu’on affiche de manière permanente  une attitude séductrice exubérante,  pour finalement se refuser ,s’esquiver au moment crucial. Cela me parle ,j’ai connu ce type de personnes tous sexes confondus et bien souvent des hommes malgré ce que la morale pourrait nous induire à penser. L’allumeur existe ,excite les convoitises puis se drape mollement dans sa dignité effarouchée.Let’s go!

Voilà pour ce qui est du fond, pour la forme j’expérimentais là des fonctionnalités du logiciel ArtRage qui est vraiment complet et destiné aux peintres et dessinateurs ,on s’y croirait….Tellement que je pense que tous ces croquis numériques faits avec le stylet sans regarder ma main pendant toutes ces années privée d’un endroit pour travailler mon art, m’ont permis de retrouver le chemin du » pur » dessin, celui que j’exerce de nouveau chaque soir et dont je vous parlerai bientôt…J ‘ai beaucoup à dire sur cette métamorphose personnelle ou » comment arriver à cesser de « s’auto-punir » en faisant toujours son travail , son devoir et découvrir le sens d’une vie qui s’autorise un morceau d’azur brulant ,une bouchée de nuage moelleux qui vous tire vers le haut ,vers les aspirations les plus intimes ,et finalement les plus légitimes….non?

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D’un bleu…..

 

D’un bleu obscur et fort ,ce bleu m’a fendu l’Âme ,il y a 40 ans ,au musée avec l’école,la nuit étoilée de Van Gogh ,l’église d’Auvers sur Oise pour moi la petite fille aux yeux noirs, juste pour moi….

 

Et je suis restée accrochée à  sa force ,au bord du gouffre.Toute ma vie était là ,dans ce carré bleu hurlant de solitude,d’amour fou;la petite fille arrimée à cette teinte outrageuse,généreuse : l’outremer.

avec un nom comme ça…j’aurais embrassé la maitresse,la peinture elle aussi elle l’aimait.

 

Je le voulais ce bleu,pour moi ,sur mes doigts ,mes pinceaux ,au fond de mes yeux ,dans mon âme aussi. Partout. Pour toujours.

 

La couleur seule dirige toute ma vie.

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autoportrait en petite ogresse assassine sur fond bleu.

étreinte numérique

Il y a ceux qui le « font » , ceux qui sucent des os, broient votre poitrine, il y a d’ intenses fulgurances de bonheur ,quand deux corps s’entrechoquent le monde peut bien cesser de tourner.

 

 

je le sais.

 

 

 

 

ehhh  ……dis moi qu’est ce qu’une peinture numérique ?

essayer de traduire un sentiment ou le vide par des couleurs,des masses,avec le stylet et la tablette ,retrouver nos gestes ancestraux de peintre.juste avec ce magique stylet, provoquer la nuance, les transparences, les empâtements,jouer avec des années de pratique sachant que cet outil possède une technologie nouvelle et sans limite,qui bouleverse la donne et me file le tournis,car je ne regarde pas ce que je fais  : je le VOIS…..ceci est une peinture numérique(texte tiré du blog 2 d’arte-blog défunt : »kamera-obskura »)2010

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Bizarrement j’envoie ça aujourd’hui alors que je suis revenue à la » peinture matière » avec passion , (on peut dire que mon geste s’est enrichi ,allégé ,je me sens plus libre ,le numérique a donné la liberté totale à mon cerveau droit );mon atelier bureau de prof est rempli de châssis partout ,des rouleaux ,des petits formats encadrés par mon tendre et chair ,et ….les panneaux du premier paravent que l’on va réaliser ensemble.J’ai l’esprit buté ,obtus car à Bordeaux dans les années 80 ,je dessinais déjà des projets de paravents .Et bien ,30 années bien remplies ont passé et je » me le »  peins ce paravent comme on dit ici , dans le Sud ouest. Je sais ce n’est pas du bon français mais j’adore utiliser divers niveaux de langue ,comme un pot au feu ,une bouillabaisse ,un couscous garni ,la langue française recèle bien des plaisirs variés….moi,je déguste!

faute de manger « en vrai » moi, j’ai faim de peinture.

 

Exagération oestrogénique

j’ai fait cet « totoportrait » il y a quelques temps,sans réfléchir comme d’habitude….je crois ne même pas avoir pensé à l’idée de censure,ni à mes origines musulmanes. »je suis bonne quand je ne pense pas »…….ah, ah!  -« n’est ce pas Louise? »

Image

Ce visage à demi disparu m’évoque aujourd’hui plus la monstruosité plus qu’une exagération œstrogénique.

J ‘ai repris ce post parce qu’il m’interpelle aujourd’hui, alors que je l’ai écrit par dessus la jambe comme on dit  (et cette fausse innocence cache des monceaux de souffrance rentrée…). Peut être voulais je par ce titre ,évoquer la difficulté de naitre femme avec ses cycles ,ses manques ,ses excès,ses sécrétions perturbantes,les abysses royaux de nos ventres alourdis et flasques…..Nous, les Femmes.Peut être était ce un jour facétieux ,ou j’avais envie de déconner sur  le statut silencieux de la femme parfaite : » l’homme parle,la femme parlotte -otte »,Louise Bourgeois qui slame avec vigueur et humour.

Avant ma propre conception,ma mère a été enceinte,extrêmement jeune et elle a avorté tardivement en risquant sa vie ,abandonnée par un médecin véreux qui l’a laissée baignant dans une flaque rouge et gluante….J’ai toujours pensé que j’avais pris la place de cet être arraché à sa destinée de manière si violente,et ,j’ai toujours été intimement convaincue que cette morula était un garçon. De là à penser que je me sens en partie porteuse de l’essence de ce frère fantôme, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement, je ne me suis jamais sentie faire partie de la gent féminine de manière complète et rayonnante. Peut être vaut il mieux que je me couse alors définitivement la bouche ,que je l’efface comme sur ce dessin lourd de symbolique derrière la pirouette du » toto portrait ».

l’étreinte du monstre

    cette étreinte là…..pas de commentaire personnel,juste dire que l’amour vous dévore,broie vos os,,si celui qui vous aime,posséde cette âme….monstrueuse;catharsis,été 2003 ; mixart myrys.acrylique sur carton.  blog arte,printemps2007

Cette étreinte là…..pas de commentaire personnel et si justement ,avec le temps qui passe , on peut  se permettre de regarder sa vie ,les événements avec mansuétude et se sentir libérée de certaines ….aliénations. Bien sur vous pouvez à juste titre vous demander quel est exactement le statut de ce blog,carnet personnel ? port-folio de mon travail ? essais divers et variés sur le sens que l’on donner à sa vie ,ou comment traverser les épreuves en restant intègre et léger ? je ne saurai donner de réponse précise . « ici et maintenant » ,c’es ce qui m’importe car je ne sais quand ni comment la camarde m’emportera.Les médecins s’inquiètent ,s’agitent autour de moi ,essaient en vain de me faire peur en brandissant devant mon nez la menace de l’hospitalisation , de la perfusion….et je ne fais que sourire en avalant des canettes qui valent 1 steacks .la protéine »je ne sais plus quoi » manque cruellement dans mon sang ,alors me voilà qui attrape toutes les merdes virales qui se promènent,avec en prime le retour de l’asthme infantile …..et je souris ; je ne pense pas que ce soit de l’inconscience ,je sais ce qu’inconscient veut dire ,je le fus  avec intensité durant quelques années et cela m’a coûtée vraiment très cher. mais là……Non.Quelqu’un qui sublime ses douleurs en peignant peut il mourir? J’affirme sans aucune preuve autre que ma foi monstrueuse : non !

Cette étreinte….: je venais de divorcer ,je me suis lancée dans une aventure passionnelle complètement obscure , rencontre de deux êtres broyés par la vie ,deux enfants tristes dont l’un ,lui , d’une violence inouïe envers les autres  envers lui même , une violence que je partageais et qui ne me faisait pas peur .beaucoup de sexe (malgré la maladie et un traitement à l’interféron épuisant ,ce qui renforçait le coté « gore » de la relation) ,peu de respect mutuel ,des allers retours aux urgences et quelques cicatrices qui restent sur ma peau comme les preuves tangibles de nos batailles improbables .Une histoire que j’ai rayé de mes tablettes et pourtant il reste ces tableaux peints ,quelques mois après notre rupture aussi rapide que notre coup de foudre….aussi ,j’aurai beau essayer d’oublier cette période assez glauque ,la série existe ,grotesque ,caricaturale ,expressionniste ,pour me dire ,voilà  Carolina ; tu fus cette  larve  insignifiante et aimante qui esquivait avec élégance les high kicks de ce type fou furieux (c’était un boxeur thai) ,tu as laissé un amour trop calme peut être mais puissant et tendre pour « ça » et tu as payé une fois de plus au  prix fort….

Je pourrai détruire ces »preuves  » (je ne vais essayer de les vendre : qui voudrait  de ces images morbides dans son salon!!) ,mais plastiquement j’aime le rendu des matières ;la force du trait ;l’impudeur du sujet ,non  décidément,je n’ai pas envie d’effacer complètement cette courte période là ,je n’ai pas honte de mes actes,j’assume,c’est la vie qui est comme ça.

le vit

deuxième partie du tryptique…il fallait absolument,que je « casse »,la vision morbide et cruelle;proposée dans nombre des tableaux de cette série,étais amoureuse…sex is disco isn’t it!!

voici donc la partie deux du tryptique sus nommé!!,je me rends compte que mon commentaire manque cruellement de sens…..j’étais dans une transe,une urgence  de « dire » ,de « communiquer ».en 2000 ,j’habitais en région parisienne et j’ai eu une grave crise de santé ,d’identité ,divorce,solitude,repli sur soi ,dépression,j’ai traversé un tunnel opaque en rampant sans voir de lumière au fond ,en tâtonnant .pendant cette période j’ai beaucoup perdu d’illusion sur  l’âme humaine ,et à partir de ce moment là j’ai compris que j’étais  SEULE.cela donne le vertige ,c’est horrible mais c’est vrai et dites vous bien que ce serait certainement pareil pour vous…..avec bien sur quelques exceptions qui permettent de continuer à se battre

.j’ai décidé alors de quitter cette région qui représentait le fond pour moi ,et revenir là ou j’avais finalement de « bons « souvenirs ,…..le sud par n’importe quel sud ,le sud ouest,avec l’océan atlantique en bout de course ,la fin et le début.ma soeur m’a trouvé un appart à Toulouse en plein centre ville ,près de saint Sernin,un endroit magique ,les pierres qui chauffent et irradient en fin de journée il suffit d’écouter Nougaro tout est là ,à fendre le coeur….je me suis reconstruite encore dans une grande solitude ,j’ai  finalement été invitée dans un squat toulousain fameux  : mixart’myrys et  j’ai accepté avec joie ce retour aux sources ,d’abord très seule dans mon atelier et puis de moins en moins…. c’est la vie.à cette époque j’ai enchaîné deux séries particulièrement glauques dans les thèmes et le traitement et c’est donc de cela dont je parle quand je dis « il faut que je casse la vision morbide que j’avais du sexe,de la vie…..ouf .tout s’explique .un jour ou l’autre.

concernant le traitement plastique de ce travail ,il est minimal et  faible ,j’en ai conscience,mais le message véhiculé était urgent à exprimer,sans nuance . je suis poursuivie par différentes formes dont la verticalité sous forme de phallus ,colonne ou tout autre construction érectile .sex is disco ,sex is good ,isn’it??? YES IT IS.

la fente ou premier objet du délit …

 

la première fois que j’ai ouvert ce blog,le 02 avril exactement( et qui fut mis hors service quelques minutes …après le premier message),j’ai balancé cette peinture,hors contexte….sans explication,pure provoc,je l’avoue… et j’ai combattu bec et ongles contre la rédaction pour défendre mon travail ,mon nom débile,mes sujets scabreux.la suite m’a montrée que l’obstination paie :je fus souvent mise en valeur sur la plate forme d’Arte.

serie corpus doloris-instants de plaisirs.toulouse mix’art 2003.acrylique sur carton ,paillettes.une manière d’exorciser la peur?c’est un dyptique,deuxième partie demain.:pas vraiment de suspense,j’en conviens!! posté sur arte en mai 2007

 

 

 

« j’me voyais déjà »…..pauvre fille! avec le recul,cette histoire me parait un peu ridicule ,et comme j’ai un caractère réactif et colérique je l’ai pris avec force ,donnant trop d’importance à un fait assez « anodin »,n’empêche  ce n’était pas si anodin quand on pense à la manière brutale et peu respectueuse utilisée par la plate forme d’Arte pour nous virer du site.je suis tombée de haut  cela peut paraître futile mais j’y tenais à ma chambre obscure,elle participait à mon équilibre physique et psychologique précaire ,j’avais échafaudé l’objet « artistikkkbranleta » avec amour ,peut être un peu de précipitation c’est vrai mais une absolue sincérité.

toute chute doit servir à se relever en meilleur état ,plus en phase avec soi même ,cela doit aussi permettre de rabattre son caquet ,les petites prétentions stupides.cela m’a appris une chose importante ,je n’avais pas pris en compte l’aspect virtuel de ma construction ,j’élaborais une tour de sable et la vague l’emporta sans prévenir.j’aurais du m’en douter ,faire avec. maintenant ,je recommence mon tissage obsessionnel de i-Pénélope networkeuse ,cette fois ci je défais chaque nuit la conscience tranquille,je fabrique du vent ,l’aspect éphémère ,performance ,happening est pris en compte  et ça me plait drôlement cet inconfort moral; j’y puisse des forces insoupçonnées,ce travail peut disparaître demain :j’ai à nouveau un atelier « réel » ou je vais pouvoir concocter des objets « réels »;ici ,je suis un peu plus à l’abri….quoique….

le sommes nous seulement à un moment de notre vie? non.je ne me rebellerai plus contre les forces qui animent l’univers ,et nos petites vies .l’important ,c’est d’ètre en vie et de s’en rendre compte.c’est tout.29/08/12

amoureux japonais.1

 

c’était avant la série de deuil….des peintures qui partent un peu dans tous les sens,immatures,j’ai offert ou detruit presque toute cette periode,ne gardant que ce deviendra la matrice de ma creation.ici,une inspiration japonaise « tenace »,et un thème récurrent,l’enlacement,l’étreinte….il y en aure beaucoup d’autres à vous montrer.acrylique vernissée sur papier japon fin,marouflé,date improbable:1986….blog artistikkkbranleta sur arte.

c’est l’un de mes premiers travaux de peinture à l’acrylique sur papier de soie marouflé.je faisais à l’époque un mémoire sur l’érotisme japonais en peinture ,et au cinéma; cela a grandement influencé ma pensée ,en y repensant ,je suis encore influencée aujourd’hui par cette recherche,une sorte de quête d’absolu que j’ai été chercher « là d’ou je ne suis pas » :l’Asie à l’extrême …

quant au thème ,il restera récurrent jusqu’à maintenant,sans d’ailleurs que cela soit vraiment volontaire,je laisse venir et c’est tout .

ce thème  oui ,m’obsède littéralement.j’ai greffé dessus toutes mes attentes,l’envie d’être aimée,désirée ,serrée à mourir.l’acte sexuel ,le câlin ,la morsure tout cela est du même ordre ,participe de la volonté identique de « devenir »  l’Autre,de le dévorer,de l’assimiler.

UN.