Imprenable

Une série de « dessins »numériques,sur le thème de la chair…le premier.

14243_imprenableLe premier d’une série….;Pas vraiment parce que le thème de l’étreinte me taraude depuis très longtemps, les années de fac on peut dire donc à peu près …..30 ans! Sauf qu’ici je prends l’étreinte sous un autre angle psychologique ,avec une autre approche, ce n’est plus l’étreinte « entrain de se faire » si je puis dire,  mais l’étreinte qui ne se fera pas parce que l’un des protagonistes n’est pas ouvert à la proposition charnelle, préoccupé par quelque chose sur le sol (on ne saura pas quoi ,la tète qui n’a pas d’importance est hors-champ). Malgré tout celui ci offre pleinement à voir son postérieur… C’est aussi l’éternelle histoire de ceux que je nomme les hystériques mais pas dans le sens psychanalytique non c’est juste une forme d’amour démesuré de soi qui fait qu’on affiche de manière permanente  une attitude séductrice exubérante,  pour finalement se refuser ,s’esquiver au moment crucial. Cela me parle ,j’ai connu ce type de personnes tous sexes confondus et bien souvent des hommes malgré ce que la morale pourrait nous induire à penser. L’allumeur existe ,excite les convoitises puis se drape mollement dans sa dignité effarouchée.Let’s go!

Voilà pour ce qui est du fond, pour la forme j’expérimentais là des fonctionnalités du logiciel ArtRage qui est vraiment complet et destiné aux peintres et dessinateurs ,on s’y croirait….Tellement que je pense que tous ces croquis numériques faits avec le stylet sans regarder ma main pendant toutes ces années privée d’un endroit pour travailler mon art, m’ont permis de retrouver le chemin du » pur » dessin, celui que j’exerce de nouveau chaque soir et dont je vous parlerai bientôt…J ‘ai beaucoup à dire sur cette métamorphose personnelle ou » comment arriver à cesser de « s’auto-punir » en faisant toujours son travail , son devoir et découvrir le sens d’une vie qui s’autorise un morceau d’azur brulant ,une bouchée de nuage moelleux qui vous tire vers le haut ,vers les aspirations les plus intimes ,et finalement les plus légitimes….non?

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étreinte première

1988;bordeaux,grand format ,acrylique-sang humain ,ma première étreinte…je ne savais pas que cela deviendrait mon thème central.cette première étreinte japonisante,est pudique,les corps perdus dans les soieries,le mouvement des corps se dessine pourtant ,souple,ample,comme le ressac des vagues de l’océan….je ne me séparerai pas de cet encombrant tableau.(texte tiré du blog artistikkkbranleta,Arte)15_06_2007

13011_etreinte_premiere

Parfois je suis effrayée par le Temps ,celui qui passe ,me file entre les doigts ;Cet après midi par exemple il fait beau j’ai du temps pour une fois ( Francis recrée le jardin ,Saskia a invité une amie pour l’après midi ,la maison est pleine de rires de jeunes filles ) .Et moi ,je tourne en rond comme une toupie ne sachant que faire pour le rattraper ,qui? Ben le temps , celui que j’ai perdu au fil des années …un problème insoluble surtout que pour moi vivre c’est en gagner..;quoi? et bien du temps ,sur la maladie  sur la mort qui quand j’étais jeune s’amusait à me mordre les doigts de pied sans me faire  rire.

Pourquoi ressortir cette vieillerie des années 80? Parce qu’elle est très chargée d’énergie ,encore aujourd’hui ,elle ne change pas cette grande toile ensanglantée qui en a vu des drames ,les miens (la partie jeunesse bordelaise cruelle ,no future )…Si la toile du dernier post devait représenter mes débuts en peinture (la peinture  qui prend sens et corps ). Cette toile ci représente l’essence de ma psyché ,l’élan de la jeunesse .Je l’ai peinte dans l’ urgence certainement à moitié ivre ,seule ,sur deux voir trois nuits ? C’est une grande peinture sur fond noir ,à peu près 150 cm sur 100 cm,faite à l’acrylique sans dessin préparatoire ,avec en « bonus » un dripping du sang de mon compagnon de l’époque , dont j’essayais  de me défaire dans la souffrance .Pourtant elle continue à me séduire par sa composition ,sa vitalité ,sa fraicheur.C’était surement l’une des pires périodes de ma vie ,je n’avais rien compris de ce que j’étais ,de ce que j’avais subi ,de la manière dont les hommes qui passaient dans ma vie me traitaient , de ce que je perdais (la santé des 25 années à venir plus celles qu’il me reste à vivre au compteur). J ‘étais perdue ,littéralement abandonnée par tous mes « amis ».Je ne leur en veux pas ,j’étais invivable au sens littéral et puis j’ai toujours pensé que je n’en valais pas la peine.

Malgré tout…..j’ai réussi dans mes ténèbres à peindre cette toile là ,c’est pas du Matisse c’est sur …c’est juste un cri qui dit : « voilà je crève ,on me viole ,on fouille mon corps de manière sordide depuis mon enfance,on m’envoie les flics qui me traitent de pute ,je prends des coups ,mais je continue à prendre les pinceaux , à aimer le turquoise ,les mouvements sinueux de l’étoffe ,les cuisses qu’on devine ,le téton ,l’acte d’amour fou ,celui que je cherche ,que je peins sans cesse , car depuis cette « Étreinte première « , j’en ai peint et dessiné des dizaines d’autres ;

Mon amour fou c’est la création ,la trace laissée au delà de toute espérance.

étreinte martienne

sauvagesje me suis longuement demandé ce que je pourrais poster aujourd’hui…je me pose la question ,dois je continuer à poster,ici.ou ailleurs ,en tant qu’objet est ce qu’un blog peut etre défini comme « fini »?ce qui m’a toujours paru négatif jusqu’à maintenant,me semble presque logique,avec une expérience bloguesque de deux ans….laisser vivre un blog..l’ignorer,le détruire ;le voir doucement mourir….si  j’ajoute bout à bout chacune des fois ou une personne a cliqué sur une de mes pages(tous blogs confondus),le chiffre commence à être important pour un blog  au contenu « plastique »….à quoi bon…..je peux criser ,me gratter,feindre l’indifférence,cracher un petit jet de bile noire;je construis mon arbre,;il possède de bonnes racines maintenant,je ne crains pas le vent mauvais.mais au fond ,la solitude est presque plus criante ….qu’avant.je viens de vivre une semaine « en société »,pas virtuelle,non,une famille ,des gens ,en chair et en os ,qui parlent ,me parlent  ,auprès desquelles je  suis incarnée.vraiment.allez,l’essentiel  je peux le dire:l’atelier me manque à pleurer,j’ai envie de « partager » ,de discuter sans fin,sur ce que je fais ,ce qu’il /elle fait…. ,effacer les douleurs avec mes couleurs,pousser mes cris puissamment,accompagnée.d’un autre,qui parle comme moi,sur d’autres tons peut etre;qu’importe.alors voilà,une étreinte ,une  de plus martienne,rouge,enflammée ,amputée,avec mes angles,ceux là même qui se moquent de me blesser.je me pose la question : »dois je me terrer encore? »…..peut être31766_etreinte_martienne2.se serrer contre l’autre.s’oublier.

texte tiré du blog artistikkkbranleta sur arte,2008.

Quand  je relis certains de mes textes je les trouve un peu… puérils mais je n’ai pas envie d’y toucher parce que c’est ainsi que je voyais la vie ,les relations en 2008.Les choses n’ont pas vraiment changé, c’est  moi qui change chaque jour qui passe .Parce que je n’ai pas le temps de m’arrêter ,de me complaire ,de regretter quoique ce soit ici .Certaines personnes, dont les commentaires sont encore archivés dans mes blogs fantômes que j’ai aspiré avant leur disparition, (ça fait bizarre de dire ça ,non??) , sont morts .

je suis là aussi pour eux ,pour témoigner ,pour continuer le boulot,le combat contre le désespoir .Je peins une série sur bois dont la base ,est le bleu cobalt quasiment pur comme l’éther,cette série que je n’arrive pas bien à mettre en œuvre est pour Pixel bleu ;c’était « sa » couleur…c’était son âme.

Oui ,encore aujourd’hui je me terre dans une grotte assez paisible ,silencieuse ,confortable bien à l’abri dans mon bureau avec les pinceaux ,les poupées cassées ,les ordis. Je pose un œil effaré sur le Monde ,il faudra bien que j’en sorte de mon trou mais , pour l’instant je rassemble mes forces…

Comme dans ce tableau numérique ,collée contre Lui ,contre  vents et marées .Il m’enlace avec force ,je m’oublie toute petite ,nous ne faisons qu’un seul corps de sirène orangée ,il y a des angles certes mais ils nous effleurent seulement ,ils nous isolent du vent mauvais .Je me sens en sécurité pour la première fois de ma vie…il fallait que je le dise , à vous ,à défaut de le  lui dire ….à Lui.

connasse de pudeur.

Rèverie marine d’Utamaro

J’etais,je suis tjs folle de japon,celui que je lis surtout,celui que je rève,bien sur…..cette toile est l’une de mes premières 1986 ,j’aime toujours autant les estampes…le monde flottant,le monde flottant,oui,c’est ça.

reveriemarine

Je ne considère pas cette pochade comme un travail abouti ;il est fait sur du papier très fin éffiloché avec le temps .je faisais à l’époque un gros mémoire sur l’érotisme japonais ,passant des heures dans l’ambiance chaude de la bibliothèque des beaux arts :pas d’internet à cette époque « lointaine »?.j’avais choisi ce théme par pure passion,je me suis engouffrée dans ce monde flottant jusqu’à changer physiquement ,je ne lisais que des romans japonais (d’ailleurs je ne lis quasiment toujours que de la littérature japonaise) .j’ai acheté des kimonos authentiques à une étudiante japonaise y passant l’argent de nourriture pour ma semaine ;la soie chatoyante important plus pour moi que les substrats essentiels à ma survie. engagée dans la quète déraisonnable et obsessionnelle d’un monde fuyant ,bourré de clichés à démonter,de découvertes qui me bouleversaient .j’ai donc « copié » Utamaro.j’ai choisi cette estampe particulièrement symbolique d’une vision décomplexée de la sexualité ,de l’aspect terrifique de nos fantasmes enfouis représentés ici par des monstres marins très avantageusement dotés par la nature ;j’aime encore aujourd’hui ce contraste entre le visage ovale ,lunaire quasiment inexpresssif voir réveur de la jeune fille contemplant l’eau limpide du ruisseau qui cache sous la surface tranquille ce monde marin ,fluctuant,liquide ,obscure  dans lequels s’ébattent  des créatures inhumaines  qui ,rageusement  prennent le double éffarouché de la jeune fille alanguie sur la berge .exprimant la violence des pulsions primaires ,une sensualité brutale ,animale ,vorace…
on ne voit pas très bien les détails mais autour de la scène de viol à demi consenti nagent des petits poissons furtifs et curieux ….cette note d’humour dédramatise l’aspect sadique de la scène.ainsi en est il de la vision du sexe au japon.j’y ai puisé beaucoup d’énergie , de désirs ,d’inspiration.
ps :vous observerez que la jeune fille est quasiment nue,c’est un fait assez rare pour ètre noté.la nudité n’est pas un facteur érotique au japon.le morcellement de la chair aperçue entre deux étoffes précieuses provoque beaucoup plus d’émoi…

l’étreinte du monstre

    cette étreinte là…..pas de commentaire personnel,juste dire que l’amour vous dévore,broie vos os,,si celui qui vous aime,posséde cette âme….monstrueuse;catharsis,été 2003 ; mixart myrys.acrylique sur carton.  blog arte,printemps2007

Cette étreinte là…..pas de commentaire personnel et si justement ,avec le temps qui passe , on peut  se permettre de regarder sa vie ,les événements avec mansuétude et se sentir libérée de certaines ….aliénations. Bien sur vous pouvez à juste titre vous demander quel est exactement le statut de ce blog,carnet personnel ? port-folio de mon travail ? essais divers et variés sur le sens que l’on donner à sa vie ,ou comment traverser les épreuves en restant intègre et léger ? je ne saurai donner de réponse précise . « ici et maintenant » ,c’es ce qui m’importe car je ne sais quand ni comment la camarde m’emportera.Les médecins s’inquiètent ,s’agitent autour de moi ,essaient en vain de me faire peur en brandissant devant mon nez la menace de l’hospitalisation , de la perfusion….et je ne fais que sourire en avalant des canettes qui valent 1 steacks .la protéine »je ne sais plus quoi » manque cruellement dans mon sang ,alors me voilà qui attrape toutes les merdes virales qui se promènent,avec en prime le retour de l’asthme infantile …..et je souris ; je ne pense pas que ce soit de l’inconscience ,je sais ce qu’inconscient veut dire ,je le fus  avec intensité durant quelques années et cela m’a coûtée vraiment très cher. mais là……Non.Quelqu’un qui sublime ses douleurs en peignant peut il mourir? J’affirme sans aucune preuve autre que ma foi monstrueuse : non !

Cette étreinte….: je venais de divorcer ,je me suis lancée dans une aventure passionnelle complètement obscure , rencontre de deux êtres broyés par la vie ,deux enfants tristes dont l’un ,lui , d’une violence inouïe envers les autres  envers lui même , une violence que je partageais et qui ne me faisait pas peur .beaucoup de sexe (malgré la maladie et un traitement à l’interféron épuisant ,ce qui renforçait le coté « gore » de la relation) ,peu de respect mutuel ,des allers retours aux urgences et quelques cicatrices qui restent sur ma peau comme les preuves tangibles de nos batailles improbables .Une histoire que j’ai rayé de mes tablettes et pourtant il reste ces tableaux peints ,quelques mois après notre rupture aussi rapide que notre coup de foudre….aussi ,j’aurai beau essayer d’oublier cette période assez glauque ,la série existe ,grotesque ,caricaturale ,expressionniste ,pour me dire ,voilà  Carolina ; tu fus cette  larve  insignifiante et aimante qui esquivait avec élégance les high kicks de ce type fou furieux (c’était un boxeur thai) ,tu as laissé un amour trop calme peut être mais puissant et tendre pour « ça » et tu as payé une fois de plus au  prix fort….

Je pourrai détruire ces »preuves  » (je ne vais essayer de les vendre : qui voudrait  de ces images morbides dans son salon!!) ,mais plastiquement j’aime le rendu des matières ;la force du trait ;l’impudeur du sujet ,non  décidément,je n’ai pas envie d’effacer complètement cette courte période là ,je n’ai pas honte de mes actes,j’assume,c’est la vie qui est comme ça.

étreinte du vieux

SUR LA SERIE DE…;QUELQUE CHOSE QUI M’A TJS ÉTONNÉE DANS L’HISTOIRE DE L’ART,LE THÈME DE LA JEUNESSE DÉSIRÉE PAR LA VIEILLESSE…SUZANNE ET LES VIEILLARDS.CETTE TOILE  RESTE FORTEMENT GRAVÉE DANS MON ESPRIT.LA CONCUPISCENCE,LE VILAIN MOT.CON CUL PISCENCE…..

je poste aujourd’hui cet article , qui ne fait qu’effleurer une problématique et une technique (j’y reviendrai,on a toute la vie pour ça) …

Plus le temps passe et plus ma dent devient dure face à mes propres manques ,mes inconséquences ,ma fatigue chronique qui me pousse à la rêverie .je ne cherche à me comparer à personne, peut être par  péché d’orgueil délirant mais aussi pour avoir « la paix »  avec moi même .dans ce monde ou les images surgissent chaque jour  par milliers , quelle place reste  t il pour une réelle réflexion ? face à cette invasion , ce vacarme incessant qu’est notre monde  que puis je dire… qui n’ait été dit ou fait (la mort de l’art a été annoncée trop tôt,nous sommes des orphelins ). une amie  très chère ,qui a la vie difficile ,âpre, douloureuse me dit qu’elle vient ici pour chercher quelques ressources ,et j’avoue  que cela me comble complètement .comme elle m’est précieuse cette âme -soeur.

Qu’importe………,mes mots bruissent doucement comme l’écho d’un ruisseau  tortueux  et caché entre les mousses verdâtres ,les frondaisons opaques et sombres d’une foret de montagne. seul le promeneur flânant sans but ,l’oeil aiguisé,serein,curieux entendra peut être ma  minuscule et tenace « rumeur »…..qu’il vienne étancher sa soif.je partage par pur plaisir.

bonjour et bienvenue.

amoureux japonais.1

 

c’était avant la série de deuil….des peintures qui partent un peu dans tous les sens,immatures,j’ai offert ou detruit presque toute cette periode,ne gardant que ce deviendra la matrice de ma creation.ici,une inspiration japonaise « tenace »,et un thème récurrent,l’enlacement,l’étreinte….il y en aure beaucoup d’autres à vous montrer.acrylique vernissée sur papier japon fin,marouflé,date improbable:1986….blog artistikkkbranleta sur arte.

c’est l’un de mes premiers travaux de peinture à l’acrylique sur papier de soie marouflé.je faisais à l’époque un mémoire sur l’érotisme japonais en peinture ,et au cinéma; cela a grandement influencé ma pensée ,en y repensant ,je suis encore influencée aujourd’hui par cette recherche,une sorte de quête d’absolu que j’ai été chercher « là d’ou je ne suis pas » :l’Asie à l’extrême …

quant au thème ,il restera récurrent jusqu’à maintenant,sans d’ailleurs que cela soit vraiment volontaire,je laisse venir et c’est tout .

ce thème  oui ,m’obsède littéralement.j’ai greffé dessus toutes mes attentes,l’envie d’être aimée,désirée ,serrée à mourir.l’acte sexuel ,le câlin ,la morsure tout cela est du même ordre ,participe de la volonté identique de « devenir »  l’Autre,de le dévorer,de l’assimiler.

UN.