Ourses Papilons

OURSES PAPILLONS

Nous de la flamme

Ou de sa nuit

Avec un arc si fin sous le front

Nous ouvrons le sol face au vide

Nous déclarons le cœur gonflé de paille chaude

Nous regardons la blancheur accompagner notre taille

Quelques bouts de soie suffisent

Une fourrure fermée

Sans craindre l’ours ou l’ivresse du papillon

Car nos yeux notre bouche traversent poupées et déjà femmes

Ensemble mais sans dépasser l’ombre de la jumelle

Nous n’avons qu’une fleur différente

Plus légères que la présence

Anonymes pour mieux rester libres

Régis Roux ; le 27 octobre 2018.

Je laisse à Régis que je remercie les mots pour décrire ma création actuelle, faite de fils de gaze, de tulle de coton ancien de petits bouts de tissus conservés avec amour, de dentelle héritées de ma grand tante. La seule ou presque dans ma famille à croire en moi et à alimenter de menus présents ma création. J’espère que là ou elle est aujourd’hui elle sourit quand elle me voit fouiller dans ma cassette à vieilles dentelles .Dentelles qui viennent de sa mère, dentelles qu’elle a avec patience décousues de vieux linges de nuit, caracos et autres culottes fendues. C’est très âpre en ce moment et je me raccroche à mes aiguilles comme à un gouvernail.

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La beauté du Monde

J’ai beaucoup de mal à m’installer devant mon PC pour écrire un article. Comme je l’ai déjà dit je ne suis pas une artiste « à plein temps », j’ai plusieurs vies et j’essaie de toutes les conjuguer avec sérieux et méthode. En début d’année j’ai décidé de tout terminer,tout le travail en cours. Je ne pensais pas que cette décision aurait autant d’impact sur mon quotidien. Alors j’ai tout sorti, en premier les peintures qui sont en chantier certaines depuis 5 ans. D’abord la série bleue et rose que j’ai commencée à la mort de Pixel Bleu mon ami artiste. Tiens la mort me rend créative, pour remplir le manque? Ma première série « réelle » je l’ai faite en état de choc émotionnel après la mort de mon père en 1994.

Ce matin je me suis réveillée fatiguée, les douleurs du corps qui s’invitent avec insistance surtout depuis que j’ai arrêté de fumer rendent le sommeil morcelé… Les cauchemars, les rêves me réveillent en pleine nuit. Et ce cerveau qui ne sait pas se mettre en veille prolongée. Ce cerveau qui explose d’idées, d’images, de sons et de mots .Et Saskia qui grandit en souffrance aiguë me faisant partager sa peine en m’agressant comme un jeune chat qui mord en jouant, plante ses petites dents fines dans la chair puis se réfugie sous votre aisselle pour faire un câlin. Je garde mes distances émotionnelles comme je peux face à ses accès, question de survie, égoïsme? Non je ne crois pas. Elle fera un jour sa vie  plus ou moins loin de moi et il ne sera pas question de m’accrocher à elle, de lui faire croire que je ne peux pas vivre sans elle. Je dois donc garder le cap: mère certes toujours prête à la défendre l’aider l’aimer l’écouter mais femme active et indépendante aussi, artiste surtout qui a son travail à accomplir, pour moi c’est le plus beau cadeau que je puisse lui faire.

Ce matin chacun vivait sa petite routine ensommeillée en silence, j’avais fini de boire mon thé vert au riz grillé, un délice. J’allais me poser une demi heure sur le canapé pour lire un peu en buvant mon café. Avant je me mettais à faire du rangement dés mon petit déjeuner terminé, maintenant c’est fini je prends du temps pour rêver et lire. C’est vital. La poussière peut attendre de toute façon elle sera là demain quoique je fasse ou pas.J’ai ma tasse en main je pousse les tableaux qui sont posés sur le sol pour aller m’asseoir (je travaille le soir dans mon coin atelier du salon). Ceci pour être près de Saskia et Francis pouvoir bavarder avec eux en peignant, ça ne m’a jamais dérangé et c’est la raison pour laquelle j’ai adoré travailler en squat dans un grand atelier communautaire. La lumière est encore pâle, il fait gris ce matin nous nous levons tous les trois tôt: 06h30. Je pose ma petite tasse de faïence sur la table basse  et je saisis le premier tableau qui est devant moi, je reste debout en pyjama à le contempler…Médusée. Oui médusée je ne vois pas d’autre mot que celui ci, surprise par mon propre travail accompli, en fait aux bords des larmes… La fatigue chronique due aux douleurs, les agressions verbales de ma fille, et ce que je vois, tous ces facteurs conjugués me donnent envie de pleurer. C’est la première fois que je suis »satisfaite » du cheminement de ma pratique, ce que j’observe est fluide, calme, sans effet mais compact comme? Comme un mandala! Le morceau de bois peint dans les mains je laissais couler les larmes salées et j’ai envie de rire. Toute une vie, toute ma vie j’ai couru après cette sensation de plénitude, d’harmonie discrète, de paix et de satisfaction inquiète. Jamais je n’ai pu réaliser ce que je voulais vraiment faire car je ne savais pas ce que je voulais « vraiment ».J’admire plus que tout Francis Bacon, mais aussi Jean Dubuffet, Louise Bourgeois, Georgia O’Keeffe, et le calme d’Henri Matisse…. Tous des artistes « plutôt » figuratifs, enfin ce n’est pas si simple…. Depuis quelques temps je me rapproche de Piet Mondrian, sa solitude sa rigueur sa soif d’absolu sans aucune concession m’attire irrésistiblement….

J’ai beaucoup tâtonné, essayé, me croyant expressionniste je n’ai jamais été satisfaite des mes « débauches » plastiques. J’ai longtemps éructé, craché ma colère, ma violence ma peur de mourir de ne pas enfanter, de finir seule.J’ai eu besoin de cette excitation permanente mais cette forme d’art catharsis ne me plaisait pas au fond, elle parlait trop de moi. Cet art je le trouvais » faible » plastiquement sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi d’ou la frustration permanente et la dépression, les ravages du doute. Et puis l’art figuratif m’a toujours ennuyé.Je peux raconter des histoires j’ai des mots pour ça. L’oeil pense, il panse surtout… De manière subtile. J’ai  passé des heures devant les grands Rohtko du musée Pompidou dans les années 90, je m’enfonçais dans la peinture dans la couleur avec ravissement.

Tout a commencé pour moi en 2013 à cinquante ans, quand j’ai décidé de dessiner tous les soirs, deux années j’ai donc dessiné sans me poser de question. Elles ont été déterminantes pour la suite. Je m’en rends compte aujourd’hui. J’ai la gorge serrée d’émotion. J’ai appris à lâcher prise, à me faire confiance à faire émerger les formes main droite, main gauche sans me soucier de raconter quoique ce soit sur moi sur les malheurs du monde qui m’obsèdent. La lecture du livre de Fabrice Midal « la petite philosophie des mandalas » a ouvert la porte, celle qui m’a menée là ou je suis aujourd’hui près de mon cœur tout simplement.Comme si je n’avais plus peur de me regarder en face, comme si une part de moi pouvait enfin sourire sans arrière pensée, après 50 ans de loyaux combats au service de la survie, je m’autorise à vivre.

Je n’ai pas choisi cette famille picturale, elle m’a tendue les bras. Elle  est exigeante silencieuse, j’ai une conscience aiguë du potentiel peu « séducteur » de ce travail que j’accomplis mais voilà je me suis affranchie de l’envie de séduire , une envie qui peut facilement vous conduire à la ruine je le sais. D’un autre coté, j’ai été dépistée bipolaire il y a deux ans et j’ai refusé la prise de médicaments. Les deux psychiatres qui me suivent ont compris mon choix. Ma médecine: la création et la méditation que j’ai commencé à pratiquer cette année lors d’un stage de pleine conscience organisé par ma psychiatre, une femme qui me fait confiance.Rien n’est plus précieux que ce regard.

Ainsi je parle de moins en moins, et je cherche jour après jour la Beauté du monde.

Carolina Diomandé le 24/04/2018 à 14h.

LE tableau en question issu d’une série de 26, acrylique en aplats avec effets de glacis très fins plus vernis plus collage et transferts sur bois.Maintenant je vais chercher un local pour continuer cette aventure en plus grand!

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Viande et Pixel

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imprenable peinture numérique
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« les amants » peinture acrylique
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« japanlova » travail numérique
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« Barbe Rose le baconien » techniques mixtes

Pourquoi? Pourquoi ce mot d’ordre mystérieux? Est ce qu’on peut mélanger de la viande avec des pixels et qu’est ce que ça peut donner comme recette ??

Je prends des notes très souvent sur l’un de mes carnets de recherche et c’est en écrivant un soir que les deux mots sont sortis de ma plume, se sont déposés sur le papier le plus simplement du monde: viande et pixel…Ce cocktail improbable  représente bien mon travail artistique. J’ai relu mes notes et j’ai scandé à voix haute : »viande et pixel » cela m’a fait sourire alors j’ai décidé de creuser autour de ça. Plus le temps passe et plus je dessine les contours de mes obsessions.

Il y a d’un coté la viande, je suis en amour depuis des lustres avec la toile de Rembrandt « le bœuf écorché ». Cet attrait pour le corps humain et par extension le corps de l’œuvre me poursuit, j’aime aller trifouiller dans la chair, derrière les apparences, là ou nous sommes tous égaux devant Dieu: lambeaux de chair, tas  de muscles, tendons, cartilages, cholédoques et intestins.Dans mon travail cela se traduit par une recherche permanente pour le mouvement des corps qui se rejoignent pour essayer en vain de s’unir… Cette tentative désespérée est poignante, elle m’attire depuis 30 ans.  Au confins de l’abstraction je dessine des formes qui rappellent les cellules, les virus, les bactéries.  L’intérieur des corps (tel que je l’imagine) se traduit par des formes qui se répètent à l’infini, opalescences délicates, masses imprécises .La peau des « blancs » me plait parce qu’elle est rose, d’un rose qui m’échappe et qu’on appelle d’ailleurs « chair » en peinture, cette teinte je la fabriquerai les yeux fermés tant j’ai essayé de la retraduire avec mes couleurs…Cette peau laiteuse que je peins ne demande qu’à être scarifiée, lacérée de traits nerveux, estompée fondue .Le corps et ses extensions se molestent avec plaisir en peinture à l’aide de distorsions, découpages, fragmentations, effacements, grattages frénétiques: tout un travail plastique qui m’émeut, me nourrit convenablement, il m’a aidée à dépasser ma peur de mourir, de vieillir.

La viande c’est la vie c’est notre puissance et notre faiblesse c’est notre grandeur d’Être vivant.La viande c’est déjà l’idée de la finitude .Quand Saskia était bébé je contemplais sans fin ses mains fines, ses pieds ronds et lisses comme des petits galets de bord de mer, émerveillée par tant de douceur de perfection. La peau rose (ma fille est blanche donc rose !) de ses petons je l’ai adorée, sachant bien que ces jolis pieds miniatures fouleraient la terre, grandiraient deviendraient « laids » ridés cornés…Moi je ne serai plus.

La viande pour parler du temps qui passe, celui qui me reste sur cette terre, la viande pour nous rappeler qu’on est « mortels », tout petits face à l’infini. Minuscules particules brûlantes de vie et puis plus rien.Ce thème est presque toujours présent dans mon travail, surtout le travail de peinture « réelle »acrylique, cette thématique appelle cette technique là mais pas seulement.Ce serait trop simple…

Quant au pixel me direz vous, pourquoi le pixel?

Parce que la moitié de ma création est faite avec un ordinateur ou une tablette, à l’aide d’applications et de logiciels. J’ai commencé il y un peu plus de 10 ans et je prends toujours autant de plaisir à dialoguer avec mes machines. Loin d’amoindrir ma créativité ce travail me stimule et il est « facile  » à mettre en œuvre. Je n’ai pas toujours le temps de sortir mon matériel pour peindre ou faire du dessin par contre saisir ma tablette mon stylet c’est sans problème que ce soit chez moi dans le train ou ailleurs. Avec cet outil émerge des thèmes différents mais pas toujours …. Je reviens souvent à mes premières amours: la chair par le biais de travaux numériques abstraits,  les « nicht noch sein » formes improbables vaguement corporelles voir sexuelles un peu dégoulinantes parfois érectiles. Sinon je concocte de « belles images »( ce fut ma première obsession d’ailleurs je suis une enfant des années 80 nourrie à la peinture de David Hockney). J’adore travailler dans une démarche Pop  avec des visages inconnus ou iconiques comme celui de Marylin, c’est un peu mon « pop art numérique » et ce travail a du sens pour moi.. Il traite de la communication des médias, du rapport à la profusion d’images de plus en plus éclatantes et parfaites avec le numérique, des images qui circulent à une vitesse folle qui nous inondent d’informations d’impressions, ces images nous gouvernent et travailler avec cette fascination parfois aliénante m’intéresse tout autant que de chercher le pourquoi du comment nous allons tous mourir un jour. Je sais bien que la plupart des gens sont beaucoup plus sensibles à cette beauté « facile »celle de portraits outrageusement colorés et séduisants que je balance sur instagram tous les soirs en »direct live ». Je reviendrai surement sur cette relation intense que j’entretiens avec l’internet.Je me sens comme un DJ d’images c’est féérique.

Quant à la beauté  plus âpre plus cruelle de mes peintures acryliques jusqu’ici elle n’a pas touchée un grand public ce que je comprends. Ces peintures crues ne montrent pas vraiment de prouesses techniques « apparentes » et pourtant elles me demandent mille fois plus de temps et de travail que les mandalas que je génère en recyclant des images que je glane et des croquis que je fais. Elles paraissent certainement « mal dessinées » voir maladroites et simpliste aux yeux du public( le syndrome: mon gamin de cinq ans en ferait autant!!) je le sais .Mais j’ai toujours eu besoin de camoufler mon savoir faire parce qu’il m’ennuie chez les autres et c’est encore pire chez moi. L’important est que « ça tienne », c’est ça qui est difficile et c’est ça qui m’obsède.Vous voulez quelque chose qui ressemble à la réalité : prenez donc une photo!

J’en souffre un peu de ce malentendu… un petit peu. Mais cela ne changera en rien mes projets. »On » m’a dit :-« mais puisque ça plait, pourquoi tu ne fais pas plus de peinture numérique genre pop art ou des mandalas, tu dois faire ce que le public aime, sinon tu ne vendras jamais rien… »

Non.

J’ai un métier qui me fait vivre dignement je n’ai pas besoin de « plaire » à tout prix. Cette attitude de séduction malhonnête je la paierais un jour, d’une manière ou d’une autre  alors je le redis: non!

J’ai besoin des deux pour me sentir bien et exprimer tout ce que j’ai à dire, c’est ça non un artiste? Quelqu’un qui a des choses à dire, à exprimer, à expulser, à partager: moi c’est une histoire de viande et pixel  que je veux vous conter…

Tout l’art,tout l’intérêt sera de mettre ça en forme pour ma future exposition.

réparation….suite

Il y a quelques années j’ai acheté une petite poupée en tissu pour Saskia ,c’était un jouet en provenance d’Allemagne assez onéreux et fait main.J’ai beaucoup apprécié ce jouet ,plus que ma fille finalement qui n’a jamais tellement joué avec les poupées…

De  nombreuses années auparavant ( une  cinquantaine à peu près!) je possédais moi même  un poupon en tissu, fourrure et papier mâché pour le visage. Je me souviens très bien de cet objet c’était un esquimau avec capuche en vraie fourure, petit costume folklorique.Ce poupon ne me quittait jamais, je suis sur une photo avec mon oncle « frère » préféré Maurice, le poupon est là et je le serre contre mon cœur.

Je ne sais plus pourquoi mais j’ai détruit rageusement ce jouet auquel je semblais très attachée ,cette scène qui est ancrée dans mes souvenirs je l’ai narrée ici:

https://lapeintresseka.wordpress.com/2013/10/04/puppa-58-puppa58/?

Ma vie n’a pas été très satisfaisante enfant, je pense que je faisais ce que je pouvais pour survivre et c’est tout.

Maintenant en ce deuxième jour de 2016, je me rends compte que j’ai enfin rattrapé le fil de mon destin et que je peux sortir du labyrinthe pour faire sur cette terre ce que je dois accomplir. Bien sur cela pourra paraître à certains d’un grand ridicule (cette idée de mission) je m’en moque. J’ai besoin d’être étayée, de donner du sens à « tout ça », ce « tout ça » nauséabond qui nous afflige, qui nous attaque, qui nous empêche de vivre sereinement. Lors de mes recherches j’ai découvert que certains artistes veulent s’exprimer pour se faire connaitre, d’autres pour faire passer un message, d’autres encore sont avides de dollars…Je m’inscris dans un mouvement qui n’existe pas « à proprement parlé » ,une vague profonde venue du fond des ages celui des artistes soignants qui se rapprocheraient plutôt des chamans, des magiciennes ,des sorcières.L’art est merveilleux il est noble et modeste ,se niche partout même en camp de concentration (zoran Musil).

Je n’ai pas de limite dans mon désir de faire, de fabriquer, de donner.

Revenons aux poupées de tissu que je couds entièrement à la main,point après point d’abord le surfilage puis la broderie et enfin l’assemblage;On m’a demandé pourquoi je ne les cousais pas à la machine car cela irait plus vite mais j’ai dit non parce que je veux que l’objet émerge doucement de mes mains point après point comme l’homme l’a toujours fait, je me moque de la productivité et de la rentabilité.Cette poupée ,ou doudou d’Âme doit être le fruit d’un long processus d’amour pour ce que je fais ,d’amour pour les autres.Je ne suis pas très douée pour exprimer mes sentiments alors je fais mes poupées ,je les distribue (et je vais également en mettre en vente sur ma boutique Etsy).

J’ai élaboré toute une stratégie autour de ces entités remplies de ouate ,de chutes de tissu.Aussi ce travail s’inscrit naturellement dans mon projet « Réparation ».Je modèle d’abord des petits cœurs en argile avec mon monogramme gravé, ces petits cœurs sont gardés dans une poche de soie noire avec mon pendule.J’y travaille régulièrement, quand un doudou est terminé et que je suis en train de l’emplir de ouate je mets dedans un des  cœurs que je numérote (là par exemple je commence ma deuxième série de 22 doudous en référence au Tarot), je le ferme et je le magnétise afin qu’une partie de mon amour parte avec lui, je le nomme et lui attribue certains dons.C’est absurde et mystique c’est ma démarche et c’est tout.

Lors de mes études j’ai beaucoup aimé le mouvement d’art féministe qui valorise des matériaux et pratiques dites féminines, j’ai été fascinée par les oeuvres molles celles d’Annette Messager,celles de Louise Bourgeois, pour ne citer qu’elles.Je m’inscris complètement dans le mouvement d’art textile mais sans me limiter à ce moyen d’expression (les limites je n’aime pas ça!).

C’est simple ,depuis que je couds tous les jours (je n’ai pas dérogé à ma manière de procéder depuis 2013): » travailler chaque jour un peu ».Je me sens remplie d’exaltation, de tendresse, j’ai l’impression que ce médium modeste et laborieux est fait pour moi. De plus je me mets en phase avec Blanche Mélanie Villeroy la mère de mon arrière grand père maternel.Cette dame exerçait la couture avec beaucoup de gout. Anecdote: Blanche se fournissait en colifichets et autres à la maison de couture » Krepatt et Strauss » sise quartier des Halles à Paris. C’est dans cette maison de couture que ma mère exercera le métier d’acheteuse, c’est dans cette caverne d’Ali baba qu’elle m’emmenait les jours ou elle ne pouvait pas me faire garder par la nounou, et c’est à cet endroit que mon cœur s’est définitivement entiché des rouleaux de soie multicolores, des taffetas,des boutons de nacre ,et autres breloques merveilleuses;

Que le monde tourne rond pour que l’on soit bien dessus…..A bientôt!IMG_4598IMG_4618IMG_20151130_134025-2je vous présente Boubacar à gauche avec son doudou à la main,il appartient à mon amoureux et Edouard envoyé à un ami qui se bat courageusement contre la maladie….

mandala

Je ne viens plus ici, je suis là-bas…Dans des terres lointaines ou je puise la force de donner plus que j’ai. Comme vous le savez depuis maintenant deux bonnes années je pratique la méthode « tu dessineras tous les jours » ,quoiqu’il arrive, dos bloqué ou pas ,jambes raides ou souples, j’avance me donnant parfois l’impression d’être un cheval de trait qui laboure son champs avec obstination jusqu’à la mort, parce qu’il ne sait rien faire d’autre et parce que c’est son destin.

Il faut le dire, maintenant avec le recul (presque trois années ce n’est pas rien), je n’ai rien trouvé de mieux pour accéder à ma création. Je ne crois pas (plus) à l’inspiration qui est sensée nous « visiter » comme la grâce divine !!! Lisez les textes des « grands » tels Cézanne,Dubuffet ,Picasso,et surtout Matisse qui était un travailleur infatigable et que j’admire rien que pour ça ,plus pour tout le reste. Leur premier secret:  un travail acharné…..Maintenant il suffit que je me penche sur mes différents dossiers de dessins bien rangés ,mes croquis numériques (même si je ne les montre plus je continue à en faire) et j’ai de la matière pour trente ans; C’est confortable ,rassurant, c’est harmonique. Il se trouve que ce labeur acharné et solitaire porte de beaux fruits et ça c’est la cerise sur le gâteau (bon ce n’est pas très fin je sais).

Le 04/04/15 j’ai participé à la fête des couleurs « Holi » organisée par une amie qui pratique avec grâce la danse indienne et qui professe aussi son art avec autorité. J’ai tenu l’atelier Mandala ,pas question ici de faire du coloriage ,non….J’avais dessiné la veille un grand mandala au feutre noir sur format 100 cm sur 100 cm, je l’ai dessiné en pleine conscience avec toute mon âme de travailleuse de l’image. Le jour dit je l’ai posé sur une table et j’ai proposé aux personnes qui s’approchaient de venir le mettre en couleur avec moi au moyen de morceaux de papier de soie que nous collions sur le papier blanc…Neuf heures ont passé (vite ,très vite) ,le Mandala a pris vie ,et nous l’avons illuminé avec des petites bougies, faisant un souhait comme cela se pratique en Inde ,la différence étant que ce Mandala n’a pas été dispersé et détruit puisqu’il était fait sur papier. Mais l’intention était là, la tension était grande, mon émotion immense….

MAndala 4 mandala & MAndalaa

crédit photographique : Dominique  Encognere,photographe professionnel qui m’a autorisée à publier ses clichés sur mon blog ,merci Dominique!

A priori j’étais venue « aussi » pour faire une petite exposition et tenter de vendre quelques dessins ,c’était sans compter avec mon point faible : la confiance que je n’arrive pas à m’accorder… J’ai sorti les boulots vers 16H sans prix ,sans affichage ,sur un coin de table ,certains posés à l’envers….Je n’ai rien vendu , comme c’est surprenant! Mais j’ai beaucoup discuté, j’ai fait connaissance de personnes chaleureuses, curieuses….J’ai baigné dans un climat propice à la joie….C’est si rare.

Neuf heures debout… Le résultat ne s’est pas fait attendre: le lendemain j’ai pu me promener en forêt mais, le surlendemain impossible ou presque de mettre un pied devant l’autre ,genoux enflammés et douloureux à l’extrême, avec en plus de cela un retour d’expérience terrible.J’étais comme une éponge molle ,flasque , remplie de larmes jusqu’à l’os ,au bord de la crise de nerfs….Trop donné ,trop reçu…comme une vague immense ,les émotions m’ont submergées et englouties.Heureusement Karine mon amie danseuse est passée dans l’après-midi, en feu follet qu’elle incarne,souriante ,encore sous le coup de cette fête très réussie. La tète dans les étoiles,elle m’a serrée fort dans ses bras et je me suis laissée aller moi qui n’a pas trop connu les câlins ,le portage quand j’étais bébé. J’ai repris vie et maintenant j’envisage fort de renouveler l’expérience, donner aux autres au moins mon sourire, les écouter, guider leurs doigts malhabiles avec les bouts de papier emplis de colle…Il suffit d’un peu de patience, de bienveillance et chacun se prend au jeu, je ne parle pas des enfants qui eux foncent sans hésiter en demandant toutefois la consigne, souvenir de l’école oblige ! Dans mon prochain billet je parlerai de la deuxième très bonne surprise que le sort m’a semble t il réservée pour Septembre (mais j’avoue n’y croire qu’à moitié) ,le père Noel m’a tourné le dos depuis si longtemps…

je finirai par une citation ,ce n’est pas trop mon truc mais là pour préparer le futur événement je m’appuie sur la lecture ,les lectures ,notamment un petit livre de poche « points-vivre » de Fabrice Midal  « petite philosophie des Mandalas » qui va bien au delà du phénomène bouddhiste ,du phénomène de mode (car mode il y a c’est incontestable ,je m’en fous royalement)…

« Ce qui est essentiel dans une oeuvre d’art, c’est qu’elle doit pouvoir s’élever bien au-dessus du domaine personnel et parler depuis l’esprit et le cœur du poète en tant qu’homme, à l’esprit et au cœur de l’humanité.L’aspect personnel est une limitation, et un péché, dans le domaine de l’art » C.GJung. Je ne partage pas la notion de péché que je trouve trop connoté, trop chrétien mais sur le fond je suis d’accord :les grandes œuvres ,celles qui restent qui nous frappent durablement dépassent forcément nos petits égos hypertrophiés….aller voir Mondrian,Kandinsky, Klee, Rothko, Pollock, Matisse et laissez vous porter par ces œuvres immenses et universelles.

Moi je continue jour après jour mes petits dessins qui formeront peut être un jour un grande rivière…

ci-dessous un travail sur kraft « phase critique » n°11 série 3k du 24/03/14, retravaillé malmené puis marouflé sur bois…il était parmi les dessins que j’exposais…

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The right profil

poser…….

.cet exercice que j’aime, qui signale que l’on est en vie,l’ossature solide.

hier 14 février c’était à Colette que j’ai pensé,cette série d’elle, nue sur une fourrure d’opérette,la mousse légère de sa chevelure,le regard oblique et doux.

il sait quel sens je donne à ces moments d’intimité,de dévoilement ,d’abandon.c’est un beau cadeau à faire à celle ou celui qu’on aime,le prendre….en photo.

blog « kamera-obskura » Arte, 14/02/2009 Toulouse;cliché de Francis , série « valentine ».

65858_valentine1_copieCette photographie est relativement ancienne ,et je suppose que l’élasticité de ma peau s’est relâchée depuis!! Mais qu’importe ,ce jour là j’étais bien en accord avec ce foutu corps,papillon éclatant sur fond noir,la lumière vive rend ma peau presque laiteuse.Un recadrage pudique mais volontairement « limite » offre à l’imagination certainement beaucoup mieux que ce qui tenu dans mes paumes, sans blague…

J’offre à voir une forme d’abandon maitrisé, oui je regarde sur le coté avec un sourire en coin, j’adore jouer les coquettes. Mais je sais que tu me fixes avec l’objectif,et je sais aussi que tu tiens là mon meilleur profil…

Les images ne vieillissent jamais.

désordre délicat

De toute façon,mon canal carpien m’empêche de travailler convenablement,il a dit ,laissez reposer votre main…j’ai montré les dents d’un sourire ,autant me dire « arrêtez de respirer ».(il restera quand même la main gauche).
Alors ,je pars, dans une campagne aux vallons calcaires qui permettent au raisin de donner ce que chacun au monde considère comme le luxe: champagne! Moi,je ne bois plus et ce n’est pas grave.
Je vous pose la question : »qu’est ce que le sentiment amoureux »?Moi je suis toujours un peu perdue; au bord d’un gouffre moelleux, quand commence l’amour?Cette infime limite entre l’attirance, voir l’obsession, le manque et cette plénitude absurde et fragile.Et quand est ce que l’on aime plus, à quel moment, maintenant c’est fini (plus rien ne vibre quand on regarde l’autre, dommage,horreur) pourquoi? On s’était dit toujours,on ne se l’était pas dit mais on l’avait pensé, si fort…..Voilà les motifs de mon voyage.Ferveur, et une presque mélancolie de moments qui ne sont pas encore passés.Vous voyez ce que je veux dire?

Toulouse,été 2008,je crois.S8000443cliché numérique,marché saint Sernin ,Toulouse, 2007.

Nous sommes le 06 Décembre 2014. Le temps est froid, dans le jardin dépouillé de toute couleur, nous traquons la plante fragile : celle qui ne survivrait pas au froid.Cote à cote encore un hiver…L’année prochaine je changerai les bâches dit il l’œil bleu, le bonnet enfoncé sur les oreilles. Je rêve en regardant la grosse pierre triangulaire du jardin. L’hiver prochain oui peut être. Je ne saurai dire que sera demain. Et le calme se fait dans mon cœur en relisant ce vieux texte du début de notre amour, ainsi du début à la fin c’est une recherche subtile, à construire jours après nuits. »Et quand est ce que l’on aime encore  ,alors qu’on y croyait plus.. »

Partir….ou survivre à Louise B

mais qui a dit que c’était mourir un peu…..je pars la flamme au cœur,la tète farcie de projets ,de folie et d’ombres familières,tout le tralala qu’on trimballe mais qui semble d’un coup si léger;
Louise,je voulais te dire,tu m’as tellement donné que je n’ai rien pu entreprendre,de ta féminité rayonnante.j’ai courbé l’échine ,portant ton poids d’or et de soie;mon moi,ratatiné,honteux d’oser « moi aussi » malgré toi, m’exposer aux yeux,tu sais :leurs yeux….
maintenant,je relève la tête,ébroue ma chevelure,je peux fondre mon ambre ,qui glisse entre les seins,mon opulence existe ,toi tu existes,j’aimerais poser ma tète sur un coussin brodé,susurrer de mots ,et torpiller ton âme,toi,madame,qui joue gros,bel et bien;je t’aime,m’épanouit dans tes creux,petite fille,porteuse de fruits.
Louise,tu souris? 2008 toulouse

n° 10 série 3BTu peux sourire Louise,  toi dans la baie des anges …….Moi sur terre reprenant la corde,le pinceau ,le feutre exutoire ,je dessine tous les soirs Louise ,tu entends;je ne m’arrêterai plus…..j’espère. 2014 perdue dans le sauternais

dessin aux feutres ,aquarelle et pastels gras;n°10 de la série 3B daté du 05/04/14 bon dieu il est tout frais!

système nerveux….. ou comment j’ai envie de faire le point.

 

Il y a quelques jours ,j’ai essayé de faire le ménage ,mettre en ordre ,vous montrer que mon travail possède un « sens »,j’ai réfléchi:pourquoi tu fais ça? On ne peut pas parler de la peinture,on va tourner autour,les mots détruisent insidieusement la réalisation muette qui se dit elle même….Et je reviens alors toujours à lui ,Francis Bacon,toujours. inlassablement,à relire le peu d’entretiens qu’il a accordé,qui me parlent tant ,qui me sont si chers,qui me font rire ,et pleurer.pour lui seul.celui qui dit si peu et qui travaille seul,à revers, »excitation d’Être en vie »cela me vient de lui…Il n’y a que le système nerveux ,rien d’autre?Non,il n’y a rien d’autre ,au feu le romantisme panthéiste ,je suis d’accord avec toi ,moi ,je sais ce que je fais après coup ,je laisse les choses se placer d’elles mêmes,à quoi bon,juste courber l’échine et faire ,encore ,sans se retourner,en oubliant les jours d’infortune ou ce gout amer et lancinant rempli ma bouche,ce gout qui dit :Qu’est ce que tu fais , pourquoi ?A quoi bon? non ,non  ,non.C’est tout que je sais dire: non .Et je dois continuer. La mort elle, attend tranquille ,tout à fait tranquille ,cette pute incontournable .Mais moi ,je suis en vie.

carolina Diomandé,blog « artistikkkbranleta1″plateforme d’arte 09/12/2007

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Avec cet article ,j’ai eu l’honneur de rester un bon nombre de semaines en page d’accueil comme blog du moment ,article à lire sur la plate forme d’Arte ,et je ne vais pas mentir j’en étais fière et enfantinement heureuse .Vous savez ce genre de bonheur qui ne se partage pas ,ou l’on saute tout seul au milieu du salon en chantant tralala….Arte me remarque ,c’est une référence pour moi :je suis heureuse , mon rêve a toujours été d’être REconnue par mes pairs ,pas devenir Lady gaga !

Un ami avec qui je correspond comme je le fais avec certains artistes ,peu mais de qualité (les artistes) ,me disait : « j’aime ton travail pour ce qu’il part dans tous les sens…….ne souhaite pas entrer dans le système ,reste underground » en substance bien sur ,je ne vais pas vous copier coller les mots de mes amis non plus ! Sur le moment ,je l’ai mal pris parce que rester underground c’est rester dans la cave ,dans le squat, en marge .Jeune et pleine de colère « fuck the society » c’est parfait mais à cinquante et un ans et toujours le calme plat c’est usant ,déprimant ,on finit par gravement douter, se penser minable ,une petite merde hurlante et rien d’autre? la marge j’y suis par essence mais je voudrais sans forcément en sortir ( et d’ailleurs le pourrai je ,je ne crois pas ,je ne le souhaite pas) rayonner un peu plus ,être soutenue de manière désintéressée et bienveillante:  Toi ma grande ,tu cherches encore et toujours Papa,hein???

Malgré un travail qui continue de s’enrichir ,un sens global de plus en plus affirmé (oui je sais cela n’apparait pas dans un blog surtout celui ci ou je saute joyeusement du coq à l’âne sans crier gare…;on pourrait effectivement penser que je suis bordélique ,que je sais pas ou je vais ,que ça déborde sous le casque (oui parfois un peu…) mais que nenni !  J’écris autant que je dessine. Quand je disais que j’étais surréaliste ce serait (n’y voyez pas de comparaison,elle est impossible à la manière de ma grande Louise B ),je ne pense qu »à ça » du soir au matin sans compter les rêves fous en couleur qui m’inspirent depuis toujours .Ma production semble vaine ?Elle l’est car c’est la Vie qui est comme ça,non ?Dérisoire  je crois parce que je ne me tiens pas un plan d’action « commercial » ,je ne suis pas une fine stratège et pourtant cela semble être une vertu cardinale à notre vilaine petite époque capitaliste ,du genre :attention j’improvise ….!

« allez ka ,tu ne dessines que  tes doigts de pied pendant trente ans ,sous toutes les coutures ,tu récoltes chacune de tes rognures d’ongles qui tu articules en sculptures monumentales (oui des années de rognures ça fait beaucoup ) et puis tu tagues ton pouce déformé  dans toutes les villes du monde ,corpus mycosa ,Alleluah ; tu expérimentes le port (tout ça filmé sous le même angle chaque jour de ta précieuse vie de créatrice adulée de l’art contemporain  )de chaussures trop petites pour voir jusqu’où les déformations et la souffrance physique sont des éléments sémantiques à expérimenter … (avec de manière sous- jacente la  critique  d’une  forme d’asservissement du corps féminin à travers les ages );comment deviennent tes pieds , ils deviennent laids c’est génial c’est sale c’est le corps physique et ça les excite ,tu les colles avec l’infographie sur toutes les statues antiques que tu as en reproduction la victoire de Samothrace sans bras mais avec les pieds de KA .Pendant ta grande exposition à Berlin ,tu décides de t’assoir nue sur une feuille de plastique ,au dessous passe le public pendant une heure c’est performance curage de mycose(enfin ce ne sont pas des mycoses que j’ai au pied c’est un problème inconnu du aux molécules que j’ingère depuis des années mais bon c’est blanchâtre ,c’est plastiquement très intéressant ) sur une musique d’iban Régnier ,vieux pote de galère car oui tu es restée fidèle à tes amis. En fin de performance filmée ,tu recueilles la précieuse « semence » quasi divine qui sera vendue aux enchères ,ma chair…. J’arrête là car même quand j’essaie de manier le style académique (car nous sommes bien dans une période totalement académique ,et maniériste) je déborde ,j’explose .Et puis ça me rend mélancolique ,triste…;Cela me donne envie de mourir (je ne peux pas j’ai une petite fille maintenant ), mais je ne suis pas aigrie non , je suis folle et ça me sauve.

NOCH :
encore
NICHT :
rien
SEIN :
être

N’être encore rien , c’est se donner tous les possibles. Je défends ardemment cette idée ,dans ma chambre obscure .Je  » révèle » mes secrets au monde aveugle et sourd.
la peinture est d’abord un ensemble d’éléments plastiques choisis,et disposés,couleurs,fond,forme,lumière,espace….l’art est conceptuel par essence.

C’est ce que j’avais choisi de dire sur mon travail au grand concours sur Arte ,je pense toujours la même chose.

 

Une chose à la fois oui vivre ,survivre à la douleur et à la méchanceté ,l’égoïsme qui ronge  notre société en fin de parcours ,être simplement vivante ,humaine ,et témoigner de cet état en tant qu’artiste ça je sais faire…mais semble t il , ce n’est pas de l’art; Parce que l’art ça se « manage »,ça s’explique à coups de rhétorique absconse ,se décortique ,se déguste par lampées avides pleines de fric.

Je rêve d’une république libre des artistes ,comme un salon des « refusés »moderne ….Seule ça va être dur.

N ’empêche ,on ne crée pas que pour Soi dans son coin. Pour moi c’est le fin fond de sud gironde.L’art est un partage qui ne s’explique pas (je reviens à mes sources divines  :Francis Bacon).

et hop.

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