échelle du Temps

Je ne suis pas photographe… Je l’ai toujours bien spécifié. La photographie numérique a bouleversé le rapport aux images…Il suffit de se promener sur les innombrables blogs photographiques, chacun peut mettre en ligne ses propres clichés, ce que j’ai observé……Tout finit par se ressembler. Je suis peut être sévère. Laissons le temps faire son œuvre.L’avènement de la photographie argentique a bouleversé la donne artistique et a « libéré' » l’artiste peintre de son besoin de « reproduire » la réalité. Je fais beaucoup de photos énormément, je les stocke pour moi,c’est très important de fixer des moments, souvent des morceaux de réalité, plans serrés.c’est ma façon d’ observer le monde, je suis un œil,je scrute,je cherche,et m’émerveille souvent.mes photos sont peu claires,mal cadrées,obsessionnelles dans les sujets. Qu’importe, ce sont mes croquis.Ma mémoire visuelle.
carte postale 1 : »la planche ».
Elle était posée sur le sol ;à coté du chemin.il y a une intrigue….cette planche a été déplacée deux fois.nous avons donc un « work in progress »,bien sur ,je n’ai pas pu m’empêcher de penser au travail modeste du land art.J’ai pris cette planche comme un signe, ayant le projet d’habiter à la campagne,je n’ai qu’une envie : travailler avec la nature.j’écris à ce sujet depuis 2003, plus exactement depuis que j’ai plié mon exposition à mix’art myrys,avant de tomber enceinte…..
j’avance en m’agrippant à tous les signes infimes, mes fils de « soi ».

06/08/2008 Toulouse

45689_travail.jpgJ’ai fait ce cliché une journée d’été aux Barthes près de Saubusse dans les Landes,c’était fin juillet 2008,Saskia venait de fêter ses 4 ans en famille chez ma mère et mon beau père. C’était une visite lourde de sens, il faisait chaud et le ciel était blanc.J’ai fait trois clichés en me disant que cela formerait un triptyque… Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas revu Jacques, il avait travaillé sur lui beaucoup son visage semblait usé ,épuisé, il m’avait écrit une lettre très courte , forte de sens ,qui disait en substance qu’il reconnaissait tous ses torts et me demandait si je pourrai un jour le pardonner.Ce retour à la maison  avec ma fille et mon compagnon était ma réponse.

Trois semaines ont passé, il est mort brutalement.

Carolina le 12/12/2014

 

désordre délicat

De toute façon,mon canal carpien m’empêche de travailler convenablement,il a dit ,laissez reposer votre main…j’ai montré les dents d’un sourire ,autant me dire « arrêtez de respirer ».(il restera quand même la main gauche).
Alors ,je pars, dans une campagne aux vallons calcaires qui permettent au raisin de donner ce que chacun au monde considère comme le luxe: champagne! Moi,je ne bois plus et ce n’est pas grave.
Je vous pose la question : »qu’est ce que le sentiment amoureux »?Moi je suis toujours un peu perdue; au bord d’un gouffre moelleux, quand commence l’amour?Cette infime limite entre l’attirance, voir l’obsession, le manque et cette plénitude absurde et fragile.Et quand est ce que l’on aime plus, à quel moment, maintenant c’est fini (plus rien ne vibre quand on regarde l’autre, dommage,horreur) pourquoi? On s’était dit toujours,on ne se l’était pas dit mais on l’avait pensé, si fort…..Voilà les motifs de mon voyage.Ferveur, et une presque mélancolie de moments qui ne sont pas encore passés.Vous voyez ce que je veux dire?

Toulouse,été 2008,je crois.S8000443cliché numérique,marché saint Sernin ,Toulouse, 2007.

Nous sommes le 06 Décembre 2014. Le temps est froid, dans le jardin dépouillé de toute couleur, nous traquons la plante fragile : celle qui ne survivrait pas au froid.Cote à cote encore un hiver…L’année prochaine je changerai les bâches dit il l’œil bleu, le bonnet enfoncé sur les oreilles. Je rêve en regardant la grosse pierre triangulaire du jardin. L’hiver prochain oui peut être. Je ne saurai dire que sera demain. Et le calme se fait dans mon cœur en relisant ce vieux texte du début de notre amour, ainsi du début à la fin c’est une recherche subtile, à construire jours après nuits. »Et quand est ce que l’on aime encore  ,alors qu’on y croyait plus.. »

Satin et Rebelle

« et mème ce coeur a de l’artificiel.les danseuses l’ont cousu dans un sac de satin rose,de satin un peu fané,comme leurs chaussons de danse. » : edgar degas.peintre adepte de l’insatisfaction et de la mélancolie…73362_sp_a0179-pola

 quant à moi,je suis en colère ,à en avoir une pointe au foie,le grand dorsal en vrille,en colère ,en colère contre ce qui se passe dans ce monde injuste et immoral,et ce ne sont pas mes quarante minutes créatives par jour qui pourront éponger cet état.

 

 

La  preuve que l’on peut changer…j’ai écrit ce petit article horripilé ,il y a de cela quelques années,j’habitais encore Tolosa ,le pola a été « attrapé » à l’école de danse de Toulouse ou ma fille prenait ses premiers cours ,elle avait tout juste  4 ans !Ces chaussons trainaient dans le vestiaire sous un banc ,abandonnés ,et comme j’aime les objets  ,je pense en bonne africaine qu’ils ont une âme ,je les ai photographiés pour en garder la trace ,d’abandonnés ils redevenaient vivants,regardés : ils étaient beaux à mes yeux et m’ont immédiatement rappeler la petite phrase que je cite ,d’Edgar Degas,peintre que j’affectionne énormément.Comme je vous ai déjà dit la photographie est pour moi thérapeutique ,boite à souvenirs,capture d’un instant de réalité ;je n’ai aucun souci d’esthétisme ou de technique ,c’est ludique et émouvant ,c’est simple.

La preuve qu’on peut changer…..j’ai accompagné dans le blog kamera obskura sur la plateforme d’Arte mon image surannée,nostalgique d’un texte survolté,rempli de colère ,de douleur,d’un sentiment d’injustice et de révolte,comme pour faire contrepoint,contraste à l’image,effet de style .Cela me fait sourire aujourd’hui et la boucle est bouclée ,je me retrouve plus dans la position de Degas maintenant ,j’ai cinquante ans ,encore le cœur débordant de rêves,de chimères qui m’animent mais je suis quelque peu….désenchantée,murie pas aigrie pour autant .J’ai beaucoup travaillé sur moi ,sur mon corps ,accompagnée de manière brillante et je suis là face à ces petits chaussons émue ;je n’oserai le dire mais si :  presque apaisée face à certains de mes démons ,de mes luttes intérieures.J’ai simplement quitté cette colère incendiaire qui me poursuivait depuis mon enfance ,d’abord rentrée,cachée puis cette colère monumentale s’est retournée contre moi ,mon corps ,mon image ,mon intégrité ,j’y ai perdu mon précieux capital :la santé.J’avais besoin de cela ,aller au bord du gouffre ,se pencher en avant et vomir jusqu’au sang cette bile noire ,brulante ,cruelle.Cette colère je ne la renie pas ,elle était légitime mais il faut un jour sortir de cet état ou l’on en meurt.

C’est fini.Je n’en suis pas devenue une chiffe molle pour autant !Seulement je fonce moins tète baissée,je ne prends plus toute forme de critique comme un désamour ou une déclaration de guerre .J’ai envie de vivre ,vivre ,vivre et laisser vivre autour de moi…..J’ai le cœur  un peu ratatiné d’avoir vécu à cent à l’heure , comme ces petits chaussons  si émouvants.En eux ,j’ai vu la danseuse qui les a usés jusqu’à la corde certainement dans la souffrance,la volonté de s’élever comme une flamme ,j’ai vu  en eux le prolongement physique du corps  de cette petite danseuse ,j’ai vu l’âme de cette inconnue qui vibrait.comme la mienne qui brille discrètement ,avec ténacité et avec tendresse.

bon été.

porte 9

 

 

une petite flanerie…l’appareil  en bandoulière,nous ne saisissons pas forcément les mèmes choses lui et moi,ce qui est bien,moi,j’aime la poesie des vieux murs,des craquelures,des traces  et autres graphismes anonymes,l’art qui se fait « tout seul »,à base d’interventions humaines diverses,interventions du temps qui passe…aussi,cette porte n°9,elle m’a seduite,j’ai révé un monde derrière,de la laque de chine,des coussins satinés,…des pipes d’opium….été 2007 toulouse

17253_porte_n_9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme je l’ai déjà dit ici,je ne me prétends pas photographe.simplement ,j’ai toujours l’oeil en éveil ,j ‘ai toujours les sens en éveil.cette « vitrine » m’a séduite immédiatement.les couleurs d’abord qui évoquent irrésistiblement l’extrème orient et donc le rève (pour moi) .j’ai un profond attachement pour les strates du souvenir encore plus aujourd’hui qu’en cet  aprèsmidi  toulousain ensoleillé  ,ou nous flanions francis et moi ,chacun avec son appareil en bandoulière… traquant la beauté ,la laideur ,l’insolite ,le poétique.

Je ne peux regarder ce cliché autrement que comme l’évocation d’un passé révolu. c’est l’image d’une absence et celle du début d’une histoire amoureuse  ou chacun donne le meilleur de lui mème souhaitant étonner l’Autre ,s’en faire aimer durablement….c’est aussi l’image de la disparition d’un monde ,celui des petites échoppes si belles aux devantures de bois travaillées ,peintes avec art,et le souci du détail.cette porte définitivement close m’émeut….c’est pour cela que je prends des photos pour conserver mes émotions,ne pas oublier que mon coeur palpite au rythme de mes rencontres humaines ou simplement visuelles.j’ai quitté Toulouse à regret , à ce moment crucial dans ma vie aussi ,une porte s’est fermée….

Je suis revenue au début de mon histoire personnelle ,je suis revenue en bordelais…..une nouvelle porte s’est ouverte,sans peur ….je suis rentrée.

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le grand- père de ma fille a decouvert dans le grenier de sa mère(qui etait photographe en haute marne,dans les années 30et 40,des plaques photoargentiques…une merveille,il me les a scannées,c’est un trésor qu’il me reste à exploiter,avec respect pour tous ces visages d’inconnus,qui se faisaient tirer le portrait pour les grandes occasions,émotion.

j’écrivais cela en juin  2007….j’ai seulement travaillé à partir de deux clichés;et puis j’ai abandonné….(temporairement comme toujours chez moi) ; il fallait d’abord que j’articule une réflexion plus soutenue sur les visages ,sur ces visages inconnus ,porteurs de signes apparents ,de drames inconnus,d’espoir….je regarde encore le cd ,je suis littéralement fascinée par les yeux de ces modèles d’un jour ,la précision de ce mode opératoire photographique qui laisse apercevoir des détails infimes du réel : rides ,cicatrices,vernis d’uen feuille de lierre .je pourrai admirer des heures ces images mystérieuses , pour moi ,sans jamais me lasser….c’est l’histoire de l’homme ,de sa face,la veronique,la preuve de l’incarnation accrochée à la plaque d’argent :….: « j’ai vécu ,j’ai été cette jolie fille potelée en robe de jersey  pale,un peu tombante et fatiguée,le renard nonchalamment entrelacé  à mes bras blancs » . Et tout revient , tout surgit de ma mémoire folle et indisciplinée,mademoiselle Rivière d’Ingres,sir john Herschel de julia margaret cameron.sans compter les multiples visages que j’ai croisés depuis que j’ouvre des livres,que je me promène dans la rue (en général solitaire,silencieuse et observatrice boulimique de la présence des « autres »….).longtemps ,j’ai essayé de capter les regards ,deviner les histoires,maintenant,je ne cherche plus rien .je me contente d’ètre parmi les humains;rassurée mais ployant sous la charge de mon « étrangeté »…..

impasse

 

je collecte les petits graffitis anonymes,les traces laissées par le temps,les hommes.IL disait :avant de pretendre à devenir peintre,regarde le ciel,regarde les vieux murs,il y a tout dedans…

blog arte ,printemps 2007.

À l’époque ou j’ai commencé ce blog sur « Arte » ,j’avais déjà une certaine expérience dans le domaine.par le biais d’un blog assez populaire sur une plate-forme qui a complétement changé de politique mais qui fut l’espace de quelques mois ,une vraie ruche artistique c’était en 2006 ,c’était sur « wat ».j’y ai connu plusieurs artiste avec lesquels je suis restée en relation ,encore aujourd’hui , 6 ans après ; et j’y ai rencontré mon conjoint actuel qui avait un blog style « carnet de voyageur  -20 ans entre l’Afrique et la France » il m’avait séduite et interpellée ,moi  » l’africaine   » qui n’a jamais mis le pied sur la terre-Père…Ensuite , »wat »est devenu commercial ,tout a explosé et la ruche s’est éparpillée dans la toile immense. Je suis partie sur « art-blog »,j’aimais bien l’interface ,j’y ai fait mes premières « armes » de blogueuse en travaillant un peu plus l’écriture ,la présentation ,la cohérence des posts….mais j’ai vite été lassée par l’aspect trop « communautaire » dont je vous ai parlé dans un post précédent….: cette infernale danse de séduction mercantile qui prend d’ailleurs un temps fou , m’a saoulée mais d’une force ; dans la vraie vie , je suis une louve .c’est vrai ,je l’avoue si je croise une connaissance et que ce n’est pas un « bon  » jour pour moi ,je vais l’éviter subtilement,me disperser ,disparaître comme un poulpe qui lance son nuage d’encre noire! Je déteste sourire quand j’en ai pas envie ,répondre « oui ,oui ,ça va » parce que c’est ce que la personne en face de moi veut entendre et parler du beau temps qui n’est plus comme il était ,et cette pluie mon dieu que c’est déprimant….bref.difficile pour moi d’avoir des relations sociales de « convenance » : (j’ai eu une enfance totalement coupée de mes congénères du même âge,ceci doit en partie expliquer cela). je sais ,c’est la vie ,on ne peut pas toujours briller et partager des choses fortes  mais quand même ,parler à quelqu’un qui s’en fout ,me fait « chier » je suis vulgaire parfois et c’est sciemment .pourquoi cette digression???? je ne sais plus ,enfin si l’histoire des blogs ,j’arrive en 2007 sur arte ,là je me dis ; ma grande , c’est ta plate-forme idéale ,j’adorais l’interface vieillotte ,grise et tellement modeste.et puis le lectorat allait tomber tout cru dans la gueule de ma tanière aux mille pièges d’ogresse tendus ; d’abord ,je me démarque en me faisant virer (ça c’est bien…comme coup de pub involontaire) et du coup , »ils » le suivent mon blog et de près… En page d’accueil et bien j’y suis régulièrement et ça flatte mon orgueil ,ça oui  .

ce post date du début de cette période et je me dis (tout ça pour ça) franchement ,je ne me cassais pas trop la tête pour rédiger mes textes.c’est limite « compréhensible » pourtant ce n’est pas du morse….le « il » c’est léonard…de vinci!

ce cliché n’est pas numérique ,il doit dater de….1997/98.fait avec un vieil appareil argentique pas très performant mais je voyais la photographie comme une capture d’images,d’instants, faute de faire des croquis commes les anciens peintres ,je prenais un maximum de photos….depuis le numérique a changé la donne ,il y a tant de blogs de « photographes » en devenir que j’ai un écoeurement pour ces « clichés » volés qu’on fait tous finalement ,ce qui était bien à l’époque de l’argentique c’est qu’on pouvait avoir l’impression d’avoir une démarche singulière…..mon…oeil ! qui n’a pas sa collection de graphs ,de murs lézardés,de vieilles portes prises en plan serré ? on espérait tous sortir de l’anecdote  : »tatie Simone fête ses quatre-vingt ans,je la shoote »…..pourtant certaines de ses photos vieilles d’à peine plus d’une décennie sont d’un autre âge,elles me troublent ,me séduisent encore un peu  , finalement .

Ce panneau qui signifie l’impasse  dans le code de la route ,il parle ,il dit des choses de l’humain : « garde ma trace », -« je suis passé par ici » , -« je refuse les impasses » : admirez le creusement  régulier ,obtus et guerrier qui a effacé  presque entièrement la trace blanche ,la route qui signifie un peu …le néant. et ces petits coeurs d’amour purs tracés à la va vite ,actes dérisoires ,actes d’appropriation,… » j’existe ,en voici la preuve »…ou comment un vulgaire panneau au sens un peu sans avenir ,devient le support de nos présences invisibles.du lascaux moderne.

et moi ,j’ai capté tout ça avec mon oeil ,mon appareil photo,et j’ai attendu le tirage avec espoir.ce n’est pas rien.non?

bordeaux froid

jeunette… un après midi froid,seule,je me mets en scène, »à l’arrach »,mais finalement le cadrage m’a plu ;quant à mon art du développement des clichés ,fumeux….il reste de cette image qui date de 20 ans,une impression fantomatique,qui correspond exactement à ce qui me reste de ce passé violent, cruelle jeunesse…

« de la beauté des fleurs
il ne reste déjà plus rien
et moi qui n’ait porté mon regard
que sur des choses vaines
au long de ma vie. »
ono no komachi (neuvieme siècle)…poetesse célèbre pour sa beauté…comment parler mieux que cela du temps qui passe?

je ne pensais pas qu’en relisant  ce poème ,je me sentirai si concernée , »cernée « par le temps qui passe.j’ai tellement changé :  les pleins se sont mués en creux mais de cela j’ai déjà parlé dans un autre post sur l’autoportrait .je dois accepter ma nouvelle image ,je dois dépasser l’apparence qui m’a longtemps obsédée ; je ne vois que l’écriture qui puisse m’aider à supporter cette mutation.un jour,il faut quitter la surface et plonger en eau trouble sans hésiter.pourquoi j’ai si peur?

trio plage hiver

le polaroid me plait tant,plus que tout autre type de »photographies »,unique,instantané,croquis contemporain ,marque tangible du temps qui passe,teintes fraiches ,délavées ,subtiles,et fragiles,comme les souvenirs…en1994?vraiment,déjà….

1996

je regarde aujourd’hui cette image,légèrement passée,aux nuances bleuâtres,roses,l’hiver à l’océan avec nini,dom et matéo.cette époque me parait lointaine comme parait d’un autre age cette image au format carré d’origine;je précise car maintenant des logiciels permettent de faire des faux polas ,des faux souvenirs???aucune nostalgie n’atteint mon coeur,juste un souffle doux qui soulève ma poitrine ,malgré les années qui défilent , j’ai presque l’impression de vivre aujourd’hui avec plus de légèreté.

mais que j’aime ces trois » blocs » si différents ,bien couverts ,les pattes capillaires de dom ,les micro nattes de nini ,et cette banane conquérante de matéo.j’ai capté là un souffle ,une faille glacée de perfection.la mer est toujours là.